mardi 5 janvier 2010

Genre et illettrisme

L’impact du genre sur l’entrée en formation


Une lecture sexuée de l'illettrisme en France fait ressortir le poids plus important des hommes parmi les personnes en difficulté face à l'écrit. Pour autant, ils sont moins nombreux à s'engager dans les formations aux savoirs de base visant à réduire leurs difficultés. L'engagement en formation plus marqué des femmes concernées peut renvoyer à deux champs d'explication : d'une part, les métiers, même peu qualifiés, auxquels les femmes peuvent prétendre sont plus exigeants en nécessités de lecture (aides à domicile versus emplois de chantiers ou de manutention par exemple) ; d'autre part, les femmes sont généralement plus impliquées dans le suivi de la scolarité des enfants et plus soucieuses de les accompagner dans leurs premiers apprentissages scolaires. Pourtant, l'examen de la formation postscolaire des femmes dans leur ensemble permet de mettre en lumière un accès à la formation plus limité des femmes, notamment des moins qualifiées. L'entrée des femmes en formation est conditionnée par un ensemble de contraintes liées à la configuration familiale. Un panorama de l'accès à la formation des hommes et des femmes adultes va nous permettre de mettre en relief les freins à la formation des femmes et corrélativement les leviers sur lesquels il est possible de jouer pour favoriser le suivi de formations, particulièrement déterminantes pour les femmes en situation d'illettrisme.

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